Carlos Tavares, le patron du groupe français Peugeot/Citroën, souligne que la voiture électrique pourrait cher aux consommateurs et donc aussi aux constructeurs européens…

La voiture électrique est dans l’air, car elle sera nécessaire pour aider les constructeurs à respecter les futurs objectifs imposés par l’union européenne en matière de réduction des émissions de CO2 : les véhicules neufs devront en effet réduire leurs émissions de dioxyde de carbone de 35 % d'ici à 2030. « Les gouvernements ont pris la décision scientifique de demander aux constructeurs d'aller vers l'électrique », déclare Carlos Tavares, le patron du groupe français PSA (Peugeot/Citroën). « Ce qui fait débat, c'est la vitesse à laquelle il faut transformer l'ensemble de l'industrie automobile en Europe pour atteindre ces objectifs particulièrement sévères. Car la voiture électrique, c'est comme le bio, c'est plus cher. En tant que citoyens, soit nous acceptons de payer la mobilité propre plus cher, soit nous mettons l'industrie automobile européenne en difficulté », a-t-il estimé. Il est vrai que les batteries, qui représentent environ 40% du coût d'une voiture électrique, sont actuellement majoritairement produites en Asie (Corée du Sud, Chine, Japon). Certains craignent donc que la révolution électrique ne profite surtout aux pays asiatiques…